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Les Français et leur regard sur leur nombril en été 2026

En 2026, 61 % des Françaises se jugent « trop grosses », contre seulement 41 % en 2001 et 36 % en 1997. Cette tendance n’est plus exclusivement féminine. Près d’un homme sur deux (48 %) partage ce sentiment, une nette augmentation par rapport à 2001 (34 %). Le ventre cristallise cette anxiété de manière paritaire, devenant la principale source de complexe : 76 % des sondés, hommes et femmes confondus, souhaitent en mincir, une aspiration trois fois plus forte qu’en 1979 (28 %).

Légumes vapeur : merci Michel de GENTILE, Illustrateur.

 

ça vous étonne ? Pour François Kraus, directeur de pôle à l’Ifop qui a diligenté cette enquête, ce décalage est symptomatique. « Près de dix ans après #MeToo et l’essor d’une parole féministe sur le corps, et en plein moment « body-positive », on aurait pu s’attendre à un apaisement du rapport des Français à leur poids. C’est l’inverse que révèle cette étude.

Aujourd’hui, 40 % des Français entrent en « alerte minceur » à l’approche de la saison estivale, soit près du double qu’en 1979 (22 %). L’injonction pèse davantage sur les femmes (46 % souhaitent perdre des kilos avant les vacances) que sur les hommes (30 %).

Régime ou anti-régime ?

L’expérience d’un régime strict est deux fois plus répandue qu’il y a cinquante ans (45 % des Français l’ont déjà fait), elle est aujourd’hui délaissée au profit d’une approche perçue comme plus saine. 85 % des personnes concernées prévoient de « manger plus sainement » et 71 % de faire du sport. Le régime classique n’est envisagé que par 47 % d’entre eux.

Ouf ! Tant mieux !

 

Source : Étude Ifop pour Darwin Nutrition réalisée en ligne du 17 au 21 mai 2026 auprès d’un échantillon de 3 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus ».

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