Pourquoi vous devez prendre au sérieux la consommation d’alcool sous traitement médical 27/05/2026 Béatrice de Reynal 37 visites Qui se prive d’un verre de vin alors qu’il suite un traitement médical ? Juste un petit verre !? Quand même ! Vous avez tord. De nombreux médicaments, même très différents les uns des autres — comme les anticoagulants, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les traitements contre le diabète, contre l’hypertension ou encore certains anticancéreux — ont un point commun : ils peuvent interagir avec l’alcool. Or, la plupart des patients ne se privent pas et n’ont pas même conscience des conséquences. L’alcool peut réduire ou altérer l’efficacité du traitement, voire même, le rendre toxique ! L’alcool peut aussi renforcer certains effets secondaires, parfois de manière dangereuse. Les conséquences varient selon le médicament et la quantité consommée, mais peut occasionner des malaises, des chutes, des saignements, une hypoglycémie, un surdosage ou encore une aggravation silencieuse de la maladie traitée. Ces interactions s’expliquent par des mécanismes biologiques complexes. Le foie, chargé d’éliminer à la fois l’alcool et de nombreux médicaments, peut être perturbé lorsqu’il doit traiter les deux simultanément. Cela modifie alors la façon dont le médicament agit dans l’organisme. Contrairement aux idées reçues, le risque ne concerne pas uniquement les somnifères ou les personnes ayant une forte consommation d’alcool. Même une consommation occasionnelle peut entraîner des effets indésirables avec des médicaments très courants. Même le Doliprane ou l’aspirine sont concernés ! C’est pourquoi il est important de lire attentivement les notices, de demander conseil à son pharmacien ou à son médecin. Une simple précaution peut éviter des complications parfois graves. Share Post Share