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La mémoire a besoin de sucre pour consolider ses acquis

Vous pensiez être honteusement faible après une séance de travail intellectuel de chercher à manger un truc sucré ? Et bien non. Certes, le cerveau consomme beaucoup d’énergie lorsqu’il travaille intensément, mais surtout, des chercheurs démontrent un mécanisme de faim non homéostatique et son rôle crucial dans la consolidation de la mémoire.

Explications !

L’apprentissage détourne un capteur de sucre cérébral pour consolider la mémoire

Ils montrent qu’un capteur de sucre interne dans le cerveau d’une mouche est impliqué dans la consolidation de la mémoire, aussi bien chez les mouches à jeun soumises à une tâche d’apprentissage avec récompense de saccharose que chez les mouches nourries ad libitum et soumises à une tâche d’apprentissage indépendante des signaux alimentaire.

Dans ce dernier cas, la répétition espacée des séances d’apprentissage, condition nécessaire à l’induction d’une mémoire à long terme, induit un état de jeûne chez les neurones cérébraux sensibles au fructose par un mécanisme de désinhibition qui restaure transitoirement leur capacité de détection malgré la satiété .

L’ingestion de sucre après l’apprentissage active les neurones sensibles au fructose désinhibés, ce qui déclenche la consolidation de la mémoire par la libération de l’hormone qui va bien

La réinitialisation des neurones sensibles au fructose par un entraînement espacé induit également un comportement alimentaire similaire à celui observé à jeun, se manifestant par une forte augmentation de la préférence et de la consommation de saccharose.

En révélant un mécanisme de faim non homéostatique et son rôle crucial dans la consolidation de la mémoire, ces résultats ouvrent des pistes sur le comportement apparenté à l’alimentation émotionnelle.

Merci aux auteurs

Nature ( 2026 ) Citer cet article

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