Le vrai danger du sel 06/10/2026 Béatrice de Reynal 75 visites Les dangers d’une alimentation trop salée sont connus. Pour autant, on sait également qu’une alimentation trop faible en sel peut aussi s’avérer néfaste. Les vrais risques ? Quels risques de santé ont été observés chez les personnes consommant très peu de sel (moins de 5 g par jour) ? La consommation de sel est quasi 2 fois trop élevée que recommandé. On connait bien les impacts délétères sur la santé : hypertension surtout, et le cortège de maladies cardiovasculaires. Pourquoi ? Parce que même si vous n’ajoutez pas beaucoup de sel à table, les aliments apportent 70% du sel consommé. Ils sont souvent salés à très salés lors de leur préparation, qu’elle soit « maison » ou industrielle. Les Nutritionnistes de l’OMS recommandent environ 5 g de sel par jour et c’est pratiquement déjà la teneur des aliments ! Difficile d’en avoir moins ! Sauf si vous ne consommez que des fruits et légumes sans sel, des aliments frais (viande, poisson, oeuf) sans ajouter de sel, aucune charcuterie, aucun fromage sauf le caillé, surtout pas de pain ni pâtisseries, … Pas assez de sel ? Or, certains sujets salent très peu ou pas du tout. Aussi, il peut arriver chez certains d’avoir un apport faible en sel. Or, le sel (chlorure de sodium) contient ce sodium qui est indispensable à la vie car il gère l’équilibre hydrominéral. C’est-à-dire la teneur en liquides du corps, entre le sang, les liquides corporels et l’intérieur de la cellule. Pas assez de sel implique une fuite d’eau et une déshydratation grave, mortelle même. C’est ce qui peut arriver aux sujets âgés qui font de la rétention d’eau dans les tissus et qui alors n’ont plus assez de volume de sang : le faible taux de sodium dans le sang ou hyponatrémie. Ceci survient aussi chez les sujets qui sont sous diurétiques ou qui prennent du « sel de régime » (composé de chlorure de potassium, sachant que le potassium induit une perte en eau). Quel doit être le bon dosage ? Que signifie la courbe en forme de U ou de J lorsqu’on fait la relation entre consommation de sel et maladies cardiovasculaires ? Les sujets réagissent différemment à une surconsommation de sel. Globalement, sur 25 études, on distingue 4 types de consommations : faible, moyennement faible, moyennement élevée, très élevée. Or, on voit qu’aucune différence de mortalité n’a été relevée entre les sujets qui ont une consommation usuelle faible et ceux qui ont une consommation usuelle élevée. La mortalité, toutes causes confondues (cardiovasculaire, accident vasculaire cérébral,maladie coronarienne) étaient significativement plus élevée chez les sur- et sous-consommateurs de sel. Les pathologies suivent une courbe en U. La consommation idéale serait de 2,6 à 4,9 g de sodium par jour soit 6,5 à 12,4 g de sel par jour ce qui concerne l’essentiel de la population : en France, on est à 8 g / jour* en moyenne ! *CCAF 2013 Le sel visible ou caché ? Comment s’assurer de ne pas en avoir trop ou trop peu ? Attention au sel caché ! Certes, chips, biscuits d’apéritif, fromages (surtout roquefort, féta…) et charcuteries sont particulièrement salés. Mais le sont également des sauces : Nuoc man, moutardes, sauce téroyaki, et algues marines. Attention à certaines boissons (Vichy Célestins). Et les condiments ou ingrédients comme bouillons cubes (19 g de sodium/100 g), bicarbonate de sodium et levure chimique (14g de sodium/100 g), anchois, tous les poissons salés ou saumurés. En plus, surtout si votre sel est compté, n’oubliez pas non plus les comprimés effervescents qui sont tous très salés. Préférez les formats non effervescents. Merci à Santé Publique France Share Post Share