Les aliments BIO sont-ils trop chers ? 22/06/2026 Béatrice de Reynal 71 visites L’expérimentation « Carte Verte » de l’ADEME Menée au premier semestre 2025 auprès d’environ 200 ménages d’Angers Métropole, l’étude testait l’effet d’une remise immédiate de 20 % (plafonnée à 80 €/mois) sur les achats bio et écolabellisés, via le suivi de données bancaires sur six mois, deux enquêtes et des entretiens mensuels.Merci Michel de Gentile, Illustrateur Résultats & enseignements +27 % de dépenses en moyenne dans les commerces concernés une fois la remise activée +55 % chez les ménages les plus modestes — un effet deux fois plus marqué que la moyenne, ce qui plaide pour un ciblage social du dispositif L’alimentation est la catégorie la plus impactée du secteur Bio, devant l’hygiène/beauté et l’entretien du logement Au-delà du volume d’achats, les habitudes évoluent : 57 % des participants ont diversifié leurs lieux d’achat, avec moins de viande et de plats préparés, plus de fruits, légumes et produits frais Limites 92 % des participants jugent que la remise a amélioré l’accessibilité financière du bio, mais certains produits (la viande notamment) restent perçus comme trop chers même après réduction. L’étude souligne que le levier prix doit s’articuler avec un travail de fond sur la confiance et l’image des produits bio. Conclusion L’étude met en avant l’intérêt de tester ce type de dispositif en conditions réelles plutôt que de présumer ses effets, pour mesurer précisément l’impact et ses variations selon les publics. Share Post Share
Béatrice de Reynal says: 24/06/2026 at 7h27 Et voici pourquoi il est préférable d’avoir des magasins proposant et du BIO, et du conventionnel. Parce qu’on a le choix, et que m’on peut alors acheter plus de BIO pour les produits les plus accessibles (fruits, légumes, pains), et acheter quand même de la viande conventionnelle car elle est moins chère ! Avis aux enseignes BIO qui n’acceptent rien de conventionnelles. Vous vous privez d’une grande part de consommateurs mixtes !