Réchauffement climatique : un nouveau facteur d’obésité ? 07/05/2026 Alix de Reynal 150 visites La consommation de boissons sucrées a fortement augmenté dans le monde (+16 % entre 1990 et 2018), et le réchauffement climatique pourrait encore aggraver cette tendance, surtout chez les populations défavorisées. Une étude menée aux États-Unis montre que plus les températures augmentent (notamment entre 24 et 30 °C), plus la consommation de boissons sucrées réfrigérées progresse. Ce phénomène touche davantage les ménages à faibles revenus, en raison du coût des produits frais, du travail en extérieur, du manque de climatisation et d’information. Cette surconsommation est préoccupante : une seule canette peut couvrir l’apport journalier recommandé en sucre. Pour y remédier, plusieurs solutions existent : Taxer davantage les produits sucrés (déjà en place dans 120 pays), ce qui a permis de réduire leur consommation et certains risques de santé. Mieux informer les consommateurs sur les apports en sucre. Améliorer l’accès à l’eau potable gratuite. Encadrer la publicité et limiter les sucres ajoutés, notamment chez les enfants. Réduire le sucre est donc un enjeu majeur de santé publique, lié à la fois aux inégalités sociales et au changement climatique. P. He et coll. – Rising temperatures increase added sugar intake disproportionately in disadvantaged groups in the USA. Nat Clim Chang. – septembre 2025 ; doi : 10.1038/s41558-025–02398 Share Post Share