Relocaliser l’alimentation : une vraie bonne idée ?

La crise que nous traversons provoque en nous le réflexe de « nesting » : on retourne au nid et on redemande de la soupe de maman. On cherche à se rassurer avec les produits locaux, sans se préoccuper de la façon dont ils sont cultivés. Des légumes locaux cultivés sous serre chauffée sont très polluants : or, les Français sont accros aux tomates, (1er légume consommé, toute l’année… ). Survolez le sud de l’Espagne ou le nord du Maroc : ce ne sont que des serres serrées les unes aux autres ! Un cauchemar d’écologiste. Ne pas suivre les saisons est très délétère pour la planète. D’un autre côté, le soja OGM sud-américain destiné à l’alimentation du bétail représente 4/5 des importations. Or le soja, le pois et les fèves poussent facilement sous nos climats, il serait simple de devenir autosuffisant dans ce domaine.

Choisir de se passer d’avocat ou de mangue, oui. Mais qui veut se passer de café, de thé, de poivre ? Plutôt que de devenir locavore à tout crin, informons-nous d’abord sur les pratiques culturales.
Il y a urgence à accélérer la transition agroécologique pour sauver la biodiversité et lutter contre les changements climatiques. La permaculture permet de produire beaucoup sur de plus petites surfaces, sans préjudice pour les sols.

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