Entre aspiration et réalité

Alors que le Monde est en plein questionnement et cherche des moyens d’endiguer la pandémie de covid-19, les consommateurs doivent changer leurs habitudes de consommation : ils sont désormais à la recherche d’empathie, de transparence, d’éthique et de solidarité et attendent une nouvelle relation avec les marques.

Le consommateur témoigne du désir de revenir à l’essentiel. A la faveur du confinement, il s’est interrogé sur ce qu’il a en trop et ce qui lui manque vraiment. D’où la volonté de revenir à une consommation qui a du sens, pour le superflu, on verra plus tard !

Ainsi, on parle partout de dé-consommation, de relocalisation, de ré-allocation (on se concentre sur des biens immatériels – passer du temps en famille, profiter de la vie, faire du sport, s’occuper de soi).

La dé-consommation passe par la réflexion : prévoir, anticiper, organiser et ne plus acheter sur un coup de tête. Le consommateur attend l’implication sociale des marques et leur accompagnement vers ce nouveau modèle.

Mais la réalité est plus pragmatique que ça !

En effet, une étude* Tomra réalisée par Kantar nous montre que les Européens ne sont pas encore prêts à révolutionner leurs habitudes de consommation :

50 % des Français n’ont pas modifié leur comportement de consommation et n’envisage pas de le faire dans un avenir proche,

51 % en Norvège,

63 % des Allemands ne voient même aucune raison de changer d’habitude,

36 % au Royaume-Uni.

Cette étude montre encore que ce sont les plus jeunes 18-29 ans, qui sont les plus enclins à changer et les plus de 60 ans les plus réfractaires.

Cependant, sur le papier, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut diminuer la pression sur l’environnement en consommant moins et mieux. Mais quand il s’agit de s’appliquer à soi-même les « contraintes » inhérentes à ces changements, la motivation disparaît et le fossé entre les aspirations et la réalité devient tangible.

Alix de Reynal – NutriMarketing

Source : Actualité Alimentaire – Août 2020 • *Etude Rethink réalisée par Kantar pour Tomra, depuis la pandémie qui a interrogé 4 000 personnes en France, Allemagne, Norvège et Royaume-Uni, soit environ 1000 personnes par pays.

 

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