Le sucre, les consommateurs et le Covid-19

Quelle est la perception des sucres par les consommateurs dans par temps de Covid-19 : c’est le sujet d’une enquête récente, fort intéressante qui a été menée en ligne (20 minutes) en France, Espagne, Allemagne, Pologne et Royaume-Uni, sur  5000 sujets au total, des Hommes et femmes âgés de 18 à 75 ans.

Sucre ennemi numéro 1

Les consommateurs font de plus en plus attention à leur santé. Parmi les moyens employés pour rester en bonne santé, les sondés citent principalement la pratique sportive (44 %), le recourt à une alimentation équilibrée (42 %) et le maintien de leur poids (38 %).

L’aliment dont la consommation est la plus contrôlée par les consommateurs est le sucre (67 % en France vs 72 % dans tous les pays sondés), principalement pour le contrôle du poids (56 %), pour manger sain (54 %) et pour prévenir un futur problème de santé (38 %). Dans ce sens, l’allégation : « Faible teneur en sucre » convainc 1 Français sur 2. Cette préoccupation s’étend aussi aux enfants : 70 %des parents font attention aux apports en sucres de leurs enfants et souhaitent les contrôler. Néanmoins, pas facile de s’en défaire : pour 60 % des consommateurs français, le goût du sucre est la principale raison pour laquelle ils en consomment.

Ils sont donc à la recherche de substituts leur permettant de profiter des bons côtés du sucre et de s’affranchir des inconvénients. Ils sont 61 % à penser que certains sucres, dits « naturels », sont meilleurs pour la santé que d’autres, dits « artificiels » et n’hésitent pas à troquer le sucre blanc raffiné pour du sucre de coco ou du sirop d’agave.

Impact de la COVID-19 sur les consommations

  • Les Français ont pris conscience du fait que ce qu’ils mangeaient avait un impact sur leur santé et qu’ils devaient faire plus attention qu’avant.
  • Ces résultats sont similaires pour les autres pays cités : tendance européenne

Depuis le début de la pandémie, 62 % des sondés français ont indiqué qu’ils mangeaient plus sainement. 49 % des sondés cherchent désormais des aliments fonctionnels et des actifs bons pour la santé et 69 % cherchent de nouveaux ingrédients qui ont un impact positif sur leur santé. D’ailleurs, les consommateurs sont nombreux à avoir changé leur alimentation pour améliorer leur immunité : 72 % en Europe vs 56 % en 2019 ou encore 72 % en Amérique du Sud vs 45 % en 2019.

Impact de la COVID-19 sur les consommations : focus sur le sucre

Des études[1] ont révélé qu’une glycémie élevée représente un facteur de risque pour l’évolution sévère du COVID-19, même dans le cas où les patients ne sont pas diabétiques : il y a des complications pour 27,1 % des patients avec une glycémie élevée vs 1,7% pour les patients avec une glycémie normale.

Plus généralement, une glycémie élevée est généralement associée à une tension artérielle élevée, une hyperlipidémie, une obésité et donc une augmentation des facteurs de risques de maladies transmissibles et non-transmissibles  Les consommateurs comprennent l’importance de garder une glycémie stable. Pour cela, ils se renseignent et acquièrent des connaissances sur la nutrition : ils sont plus de 50 % à savoir qu’il existe des différences dans l’absorption des sucres (idée d’Index Glycémique) et que toutes les calories ne se valent pas (notion de calories vides). Et ils ne souhaitent pas s’arrêter là dans leur désir de comprendre ce qu’ils mangent : 69 % des consommateurs veulent en savoir plus sur les ingrédients qui composent leur alimentation.

Néanmoins, le sucre reste associé à l’image de fournisseur d’énergie : c’est pour cela que les Français prennent généralement un petit déjeuner sucré, repas où ils disent consommer le plus d’aliments « énergétiques ». 46 % des consommateurs mangent des fruits lorsqu’ils cherchent un apport énergétique, fruits qui contiennent des teneurs en sucre non négligeables. Enfin, dernier point mais pas des moindres : la notion de plaisir. 48 % des consommateurs qui manquent d’énergie sont préoccupés par leur équilibre psychique, ce qui prouve que la consommation de sucre a son importance dans le maintien d’une bonne santé mentale.

Constance GOUJARD – NutriMarketing

Source : BENEO’s Nutrition & Health Survey 2020 (Europe)

[1] Zhu B et al. (2020) Diabetes Res Clin Pract 168:108381; Zhu L et al. (2020) Cell Metab.; Zhang et al. (2021) Diabetes Res Clin Pract 171:108550.; Huang et al. (2020) Diabetes Res Clin Pract 169:108448.; Carrasco-Sánchez et al. (2021) Ann Med 53(1):103–116.

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