Exclure le gluten : les motivations

Exclure le gluten, pour un Français élevé à la baguette (de pain), le choc culturel est rude. Pourtant, les Millenials n’hésitent pas à envoyer paître les recommandations parentales et les coutumes, pourvu que l’honneur soit grandi.

Des scientifiques se sont penchés sur cette mode (appelons ça comme ça), et ont regardé de près les motivations et les profils alimentaires de ces sujets en bonne santé qui perturbent radicalement leurs mets quotidiens.
Jusqu’à là, il n’existait pas d’informations sur les caractéristiques socio-démographiques, et plus spécifiquement le profil alimentaire de ces consommateurs.
L’objectif de cette étude est de déterminer la prévalence de l’exclusion du gluten dans la population française adulte, de décrire les motivations des personnes qui l’excluent et comparer leurs caractéristiques socio-démographiques et leurs profils alimentaires à ceux qui ne l’excluent pas.

Les 20 456 participants de la cohorte NutriNet-Santé ont répondu à un questionnaire spécifique sur les exclusions alimentaires  Certains ont déclaré une maladie cœliaque : ils ne sont donc pas inclus. Les statisticiens ont constitué un groupe représentatif de la population française,

10,3 % des individus excluaient le gluten, dont 1,7 % totalement.
Les individus excluant le gluten étaient majoritairement plus âgés, des femmes, ayant un niveau d’éducation faible, et un plus grand nombre d’exclusions alimentaires, dont le lactose. La principale motivation était le bien-être physique (exclusion totale : 25,6 % et partielle : 38,9 %) et la perception que c’est plus sain (exclusion totale : 22,1 % et partielle : 27,8 %). Ils avaient un profil globalement plus sain : ils étaient non-fumeurs, consommaient davantage de fruits et légumes, et moins d’alcool et de produits gras. Leurs apports en nutriments étaient également plus favorables.
Ces résultats indiquent que les personnes qui excluent le gluten présentent un profil alimentaire globalement plus sain.
Le bilan est que toute attention portée sur l’alimentation pourrait avoir des effets bébnéfiques globalement : celui qui se refuse à manger trop de sucre aura aussi d’autres exigences sur les autres catégories d’aliment. Alors un bon conseil : prêtez attention à votre alimentation, comme un déterminant majeur à votre santé
Br J Nutr. 2019; 122(2):231-239.
Perrin L, Allès B, Buscail C, Ravel C, Hercberg S, Julia C, Kesse-Guyot E.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>