Les produits ultra-transformés sont-ils addictifs ?

C’est ce qu’ont essayé de démontrer les chercheurs du Fralin Biomedical Research Institute at Virginia Tech.

Pour cela, ils ont utilisé les mêmes critères que ceux utilisés en 1985 pour démontrer le potentiel de dépendance au tabac :

  • capacité à provoquer une consommation hautement contrôlée ou compulsive,
  • provoquer des effets psychoactifs (c.-à-d. altérant l’humeur) par leurs effets sur le cerveau
  • modifier le comportement.

Les chercheurs concluent que les aliments ultra-transformés (AHTP) peuvent répondre aux critères d’étiquetage des substances créant une dépendance selon les normes établies pour les produits du tabac. Ils sont, comme le tabac, composés de multiples substances, d’où la difficulté de mettre le doigt sur celles qui sont vraiment délétères. Des recherches plus approfondies sur les propriétés et les composants exacts sont nécessaires, mais leur capacité à fournir rapidement des doses élevées de glucides raffinés et/ou de graisses semble être la clé de leur potentiel de dépendance.

Si la science confirme que les produits ultra-transformés ne sont pas seulement mauvais pour la santé, mais qu’ils créent une dépendance, cela remet en question l’affirmation selon laquelle leur consommation excessive est purement une question de choix. Et cela permettra aux pouvoirs publics d’agir de manière aussi systématique qu’avec le tabac pour diminuer présence dans les rayons et leur accessibilité vraiment trop facile.

Highly processed foods can be considered addictive substances based on established scientific criteria – Ashley N. Gearhardt,Alexandra G. DiFeliceantonio – https://doi.org/10.1111/add.16065

 

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