Aliments ultra-transformés et déclin cognitif

Une alimentation riche en aliments ultra-transformés (AUT) augmente le risque de démence. C’est ce que vient de démontrer une nouvelle étude qui a suivi 70 000 personnes exemptes de démence (âge moyen 61,6 ans).

Au cours des 10 ans de suivi, les pathologies suivantes ont été répertoriées :
– Démence : 518 participants
– Maladie d’Alzheimer : 287 participants
– Démence vasculaire : 119 participants

Le groupe ayant la plus faible consommation d’AUT, cela représentait 9 %, soit 225 g/j en moyenne.
Dans le groupe ayant la plus forte consommation, les AUT (28 % – 814 g/j), le risque de démence était augmenté de 50 % par rapport à ceux qui en consommaient le moins. Le risque de démence vasculaire était quant à lui multiplié par plus de 2.
Les boissons constituaient l’apport principal en AUT (34 %), suivies des sucreries (21 %), des produits laitiers (17 %) et des snacks salés (11 %).

Les chercheurs ont conclu qu’en remplaçant 10 % des AUT consommés habituellement par des aliments non transformés ou peu transformés, on pourrait déduire de 19 % le risque de démence, toutes causes confondues et de 22 % le risque de démence vasculaire.

Li H, Li S, Yang H et al. Association of Ultraprocessed Food Consumption With Risk of Dementia. A Prospective Cohort Study. Neurology Sept. 2022;99(10):e1056-e1066; 

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