Le retailtainment : the loisir du XXIe siècle !

Le renard fait une nouvelle expérience shopping… 

Pendant que vous êtes à la pêche ou en cours de pilotage planeur, d’autres font les courses. C’était AVANT.

 

Non pas les courses basiques pour la maison, mais des « expériences shopping ». Quel pied de pouvoir lécher les vitrines virtuelles, se frotter aux objets convoités, imaginer se les procurer, se les approprier, les humer, renifler, palper, tripoter…

Alors qu’on nous offrait un big Mall commercial pour passer le samedi, voici la vengeance du @commerce à tout va. Les « experts » en prospective commerciale vous prédisaient que 2 Français sur 3 préfèreront encore le commerce physique à électronique. Loupé !

Les plus jeunes (18-35 ans) en font même des loisirs : mêlant des activités de soins manucures, jeux, tests, dégustation de smoothies maison… la mixité des « expériences » (attention : mot à la mode) d’achat, de soins, culturelles ou alimentaires, ces lieux deviennent des points de croisements sociaux nécessaires aux humains. Encore loupé !

Dans ces méga fourmilières géantes, on y faisait tout. A commercer par s’enchanter. Il faut bien avouer que certains points de vente sont si bien dessinés et organisés pour la fameuse « expérience » qu’on se croirait chez Disney.

Le projet Vill’Up (Centre de shopping et loisir ouvert à Paris 19e en novembre 2016) avait l’ambition  de devenir un complexe multi-activité, (et non « tout commerce») : le retailtainment. En créant un univers quasi Disneyen, il favorise l’enchantement et l’envie menant à l’achat à prix forts. Re-loupé !

Comme déjà évoqué sur ce blog, eBay a inventé une boutique doté d’outils  de neuro-science pour vous faire vivre une expérience de « shopping subconscient », explorant les mécanismes « d’inspiration d’achat » mesurés. (Galerie Saatchi Art, à Londres)

L’ Association française de la relation clientAFRC, démontre que plus la compagnie est petite, et mieux se fait le lien relationnel avec le client. Et oui ! En France, les acheteurs sont très vite suspicieux vis-à-vis des entreprises qui gagnent bien leur vie et grossissent vite. C’est dire qu’ils vous mangent la laine sur le dos !  

« Alors qu’on prend doucement conscience de la saturation du confort dans nos sociétés, un chemin se trace : prendre le risque de redessiner quelques lenteurs. » Influencia

Eloge de la lenteur !

Tout ça, c’était sans compter Coco le virus

 

merci à INFLUENCIA n°24 : le Retail

« Quelle place pour l’humain dans la relation client de demain ? », en collaboration avec le cabinet The Boston Consulting Group. L’étude s’appuie sur un échantillon de 105 cadres supérieurs, issus de 85 entreprises localisées en France. Enquête réalisée en ligne de juillet à août 2017.

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