Les premiers résultats de la troisième Étude de l’alimentation totale (EAT3) menée par Anses dressent un état des lieux de l’exposition des Français à plusieurs contaminants, notamment l’acrylamide et certains éléments traces métalliques (cadmium, plomb, mercure, aluminium, argent).

Ces substances sont présentes dans l’alimentation à la fois en raison de leur présence naturelle dans l’environnement et des activités humaines. L’étude montre une baisse globale des concentrations pour plusieurs contaminants (acrylamide, plomb, cadmium, aluminium), signe de l’efficacité de certaines politiques publiques. Cependant, des hausses sont observées dans certains aliments, notamment les produits céréaliers (pain, biscuits, pâtes), qui restent des sources importantes d’exposition.
Malgré ces améliorations, les niveaux d’exposition à l’acrylamide, au cadmium, au plomb, à l’aluminium et au méthylmercure demeurent trop élevés pour une partie de la population. Le méthylmercure est principalement présent dans les poissons, surtout les espèces prédatrices, tandis que le plomb provient encore en partie de l’eau, mais aussi de certains aliments.
L’acrylamide, formé lors de cuissons à haute température (friture, rôtissage), se retrouve surtout dans les pommes de terre et les produits sucrés transformés. Bien que sa présence ait diminué dans certains aliments comme le café, l’exposition reste préoccupante.
Enfin, l’étude souligne la nécessité de poursuivre les efforts pour réduire ces contaminations et annonce la publication progressive d’autres résultats portant sur différents contaminants alimentaires, afin de mieux protéger la santé des consommateurs.
Résultats de l’étude EAT3 – Tome 1 – Acrylamide, aluminium, argent, cadmium, mercure et plomb – Février 2026