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Allergie ou intolérance ? La grande mode !

Connaissez-vous la différence entre une allergie, une intolérance et une sensibilité ?

Commençons par le plus grave : l’allergie, qui fait forcément appel au système immunitaire, et se joue en 3 coups seulement. D’abord un premier contact qui ne se passe pas bien ; le sujet réagit plus ou moins fortement. Le 2e contact se passe encore moins bien. Le sujet réagit vite et parfois, durablement, même si le contact est délié. La 3e fois, c’est l’œdème de Quincke qui se termine dans le meilleur des cas à l’hopital.

Ces allergies peuvent être accidentelle ou parfois, de terrain allergique. Elles concernent, pour les aspects alimentaires, les fruits secs type cacahuètes ou amandes ou noix, les protéines composant le lait qu’il soit de vache, de chèvre ou de brebis, le soja, puis le blé (gluten), les poissons et fruits de mer, les œufs, et d’autres aliments comme les crucifères (moutarde), le fenouil, le lupin… Il y a 14 allergènes alimentaires principaux.

L’intolérance est moins dramatique. Elle surgit lorsqu’il ya a contact et disparait si le contact est délié. C’est le lactose du lait (qui rend nauséeux, parfois maux de ventre ou diarrhée), et ça peut concerner pas mal d’aliments.

Enfin, certaines molécules font sur-réagir, comme l’histamine ou la tyramine présentes dans certains poissons, fromages fermentés (camembert ou Livarot…) les salaisons ou le chocolat. C’est pour ça qu’on entend dire que le saucisson ou le chocolat amplifient ou provoquent des boutons type acné.

Plus sérieusement, certains fruits font réagir : le kiwi, les akènes présentes sur les fraises, parfois même, poire ou pêche, figue, …

Selon l’INSERM, 25 à 30 % des Français sont allergique à quelque chose. Mais les allergies alimentaires concernent seulement 2 % des adultes et 5 % des enfants (la majorité des enfants perdent leur sensibilité en grandissant).

 Les scientifiques de l’INSERM se sont spécifiquement intéressés à des composés présents dans les légumes crucifères comme le brocoli. Ils ont montré que la sévérité des allergies cutanées peut varier en fonction de nombreux facteurs de l’environnement et de la nourriture.

Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’Inserm et de l’Institut Curie du laboratoire Immunité et Cancer[1] ont montré que l’ab

 

sence dans l’alimentation de composés que l’on retrouve dans certains légumes, comme les brocolis et les choux, pouvait aggraver les allergies cutanées sur l’animal[1].

Certains composés alimentaires des brocolis agissent sur un récepteur des hydrocarbures aromatiques » (AhR).

Conclusion : mangeons des brocolis et des choux !!

[1] https://elifesciences.org/articles/86413

Menés au sein de l’unité Immunité et Cancer (Inserm, Institut Curie), ces travaux ont pu être réalisés notamment grâce à la plateforme de pathologie expérimentale et à la nouvelle plateforme de métabolomique et lipidomique de l’Institut Curie.

U932 – Immunité et cancer (Institut Curie, Inserm)

 

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