Connaissez-vous les dangers d’une alimentation trop salés ?
La consommation de sel est presque deux fois plus élevée que recommandé… on vous menace d’hypertension, et d’un cortège de maladies cardiovasculaires. Même si vous n’ajoutez pas beaucoup de sel à table, certains aliments apportent du sel sans qu’on ne s’en rende compte. Ils sont souvent salés à très salés lors de leur préparation, qu’elle soit « maison » ou industrielle.
Les Nutritionnistes de l’OMS recommandent environ 5 g de sel par jour et c’est pratiquement déjà la teneur naturelle des aliments !
Difficile d’en avoir moins ! Sauf si vous ne consommez que des fruits et légumes sans sel, des aliments frais (viande, poisson, oeuf) sans ajouter de sel, aucune charcuterie, aucun fromage sauf le caillé, surtout pas de pain ni pâtisseries, …
Mais le manque de sel peut aussi être délétère. Vous savez bien qu’en nutrition, c’est la dose qui fait le poison !
Certains sujets salent très peu ou pas du tout. Aussi, il peut arriver chez certains d’avoir un apport faible en sel.
Or, le sel (chlorure de sodium) contient ce sodium qui est indispensable à la vie car il gère l’équilibre hydrominéral. C’est-à-dire la teneur en liquides du corps, entre le sang, les liquides corporels et l’intérieur de la cellule. Pas assez de sel implique une fuite d’eau et une déshydratation grave, mortelle même.
C’est ce qui peut arriver aux sujets âgés qui font de la rétention d’eau dans les tissus et qui alors n’ont plus assez de volume de sang : le faible taux de sodium dans le sang ou hyponatrémie. Ceci survient aussi chez les sujets qui sont sous diurétiques ou qui prennent du « sel de régime » (composé de chlorure de potassium, sachant que le potassium induit une perte en eau).
On parle de courbe en U/J dans la relation entre consommation de sel et maladies cardiovasculaires. Quel doit être le bon dosage ?
Les sujets réagissent différemment à une surconsommation de sel. Globalement, sur 25 études, on distingue 4 types de consommations : faible, moyennement faible, moyennement élevée, très élevée.
Or, on voit qu’aucune différence de mortalité n’a été relevée entre les sujets qui ont une consommation usuelle faible et ceux qui ont une consommation usuelle élevée.
La mortalité, toutes causes confondues (cardiovasculaire, accident vasculaire cérébral, maladie coronarienne) étaient significativement plus élevée chez les sur- et sous-consommateurs de sel. Les pathologies suivent une courbe en U.
La consommation idéale serait de 2,6 à 4,9 g de sodium par jour soit 6,5 à 12,4 g de sel par jour ce qui concerne l’essentiel de la population : en France, on est à 8 g / jour* en moyenne !
*CCAF 2013
Comment s’assurer de ne pas excéder, et d’avoir quand même assez de sel ?
Attention au sel caché ! Certes, chips, biscuits d’apéritif, fromages (surtout roquefort, féta…) et charcuteries sont particulièrement salés. Mais le sont également des sauces : Nuoc man, moutardes, sauce téroyaki, et algues marines. Attention à certaines boissons (Vichy Célestins). Idem pour les condiments ou ingrédients comme bouillons cubes (19 g de sodium/100 g), bicarbonate de sodium et levure chimique (14g de sodium/100 g), anchois, tous les poissons salés ou saumurés. Surtout, n’oubliez pas non plus les comprimés effervescents qui sont tous très salés. Préférez les formats non effervescents.