
Les premiers enseignements de la troisième Étude de l’alimentation totale (EAT3) réalisée par Anses indiquent que l’exposition des Français à plusieurs contaminants chimiques demeure préoccupante. Sont notamment concernés l’acrylamide ainsi que certains éléments traces métalliques comme le cadmium, le plomb, le mercure, l’aluminium et l’argent.
Par rapport à l’étude précédente (EAT2), des progrès ont cependant été constatés. Les concentrations moyennes d’acrylamide, de plomb, de cadmium et d’aluminium ont diminué. Malgré ces améliorations, certains aliments restent des sources importantes d’exposition. Il s’agit en particulier du pain, des produits céréaliers, des biscuits, des viennoiseries et de certains légumes. Ainsi, pour une partie de la population, les niveaux d’exposition à l’acrylamide, au cadmium, au plomb, à l’aluminium et au méthylmercure restent trop élevés.
S’agissant du mercure, le risque associé au mercure inorganique est désormais écarté. En revanche, le méthylmercure continue de susciter des inquiétudes. Il est principalement présent dans les poissons, surtout chez les espèces prédatrices comme le thon. L’Anses recommande néanmoins de consommer deux portions de poisson par semaine, en veillant à varier les espèces.
L’exposition au plomb a fortement diminué grâce aux mesures mises en place par les pouvoirs publics. Toutefois, l’eau, le pain et les légumes constituent encore des sources notables.
L’acrylamide, qui se forme lors des cuissons à haute température comme la friture ou le rôtissage, se retrouve surtout dans les frites, les chips et les biscuits. Bien que les teneurs aient baissé, l’exposition reste excessive pour une partie de la population.
D’autres volets de l’EAT3 seront publiés prochainement. L’Anses prévoit également d’émettre de nouvelles recommandations afin de réduire davantage l’exposition des Français à ces contaminants.