Plus que jamais, l’alimentation est devenue la variable d’ajustement dans le budget des ménages, les coûts notamment en télécommunication (portable) et accès à internet et certaines appli prenant la priorité sur la qualité des aliments.
On voit donc une fracture sociale s’imposer, les moins favorisés étant contraints de limiter leur consommation d’aliments sains et d’aller vers des produits de moindre qualité nutritionnelle.
Les chiffres de l’Institut Montaigne sont aujourd’hui alarmants. La proportion de Français qui n’arrivent pas à manger correctement tous les jours est de 37 %, Vs 11 % en 2015. Les moins de 25 ans représentent la moitié des bénéficiaires des Restos du Cœur, alors qu’ils ne constituent que 29,1 % de la population.
On voit une hausse préoccupante des choix alimentaires déséquilibrés, marqués par une alimentation trop riche, trop calorique, et trop transformée, tandis que la consommation de fruits et légumes reste insuffisante. A nous le surpoids, l’obésité, le diabète, et les maladies cardiovasculaires.
L’institut a travaillé à partir d’entretiens et parvient à des leviers :
Le Nutri-Score est au coeur du dispositif. En effet, il est compris de tous, immédiatement et sans besoin même de savoir lire.
Les boissons sucrées sont taxées selon leur taux de sucre et elles sont vraiment au coeur des problèmes de surpoids des jeunes et des enfants. Les efforts de promotion et de réduction des prix des fruits et légumes devraient être renforcés. Certains distributeurs ont même eu l’idée de faire des ristournes directement sur les achats de F&L et sur les Nutri-Score A et B auprès des moins favorisés via une carte offerte. Ces incitations, souhaitons-le, devraient porter leurs fruits rapidement.
Lire le rapport dans son entier : Fracture alimentaire. Maux communs, remède collectif.
https://www.institutmontaigne.org/ressources/pdfs/publications/fracture-alimentaire-maux-communs-remede-collectif-rapport.pdf